Hiroshima et Nagasaki : il y a 80 ans « Hiroshima et Nagasaki : Il y a 80 ans » – Cérémonie de clôture L’exposition « Hiroshima et Nagasaki : Il y a 80 ans » s’est tenue à la Maison du Japon puis à la Fondation des États-Unis et s’est achevée avec succès. Pour la clôture, un concert a eu lieu le 9 octobre, où M. Naoki Kanayama, directeur de la Maison du Japon, a interprété plusieurs de ses compositions. Parmi les titres présentés【Version à caméra portable】①À ta recherche, ②Voyage, ③Fin de l ’été, ④The Cité’s Centenary Song【Version à caméra fixe】①À ta recherche, ②Voyage, ③Fin de l ’été ,④The Cité’s Centenary Song ******************************************** « Hiroshima et Nagasaki : Il y a 80 ans » – Cérémonie d’ouverture Directeur de la Maison du JaponMesdames, Messieurs, Le mois d’août est un mois bien spécial pour nous les Japonais, en raison de cet événement tragique sans précédent. C’est pourquoi nous tenions à inaugurer aujourd’hui, le 1er août, notre exposition, malgré les mœurs vacancières des Français. Je vous remercie donc vivement, en tant que directeur de la Maison du Japon, de votre venue. Cette exposition est co- organisée avec la Fondation des Etats-Unis, représentée par la Directrice Joan Dival qui nous fait l’honneur de sa présence. Il y a quatre-vingts ans, il n’aura fallu que deux bombes atomiques pour mettre fin aux jours de plus de trois cent mille personnes, et pour briser et bouleverser la vie des survivants. Quatre-vingts ans, c’est vingt ans de moins que la création de la Cité internationale universitaire de Paris, qui fête cette année son centenaire. A travers des photos de Hiroshima et Nagasaki, notre exposition se veut la traductrice au monde des horreurs et de l’inhumanité de l’arme nucléaire, afin de faire cette promesse de « ne plus jamais revoir un Hiroshima ou un Nagasaki ». Hiroshima et Nagasaki restent pour le moment la seule preuve de l’impact de la bombe atomique. Si l’on veut parler de l’usage ou du non-usage de l’arme nucléaire, on se voit contraint d’y revenir. En effet, n’importe quelle opinion sur le mal atomique doit se concentrer d’abord sur les dégâts causés par le largage des bombes. C’est ainsi que ces deux villes constituent un lieu de mémoire. De là est apparu le tabou nucléaire. C’est une reproduction de la mémoire de Hiroshima et Nagasaki.La cruauté de la bombe atomique à Hiroshima et Nagasaki engendre le choc, la peur, l’indignation, et par conséquent le tabou. Pendant quatre- vingts ans ans, ce tabou a empêché de regarder l’arme nucléaire comme « une simple arme parmi tant d’autres ». Pendant quatre-vingts ans ans, ce tabou a été un frein à l’utilisation de l’arme nucléaire aux pays la possédant. Cependant, rien ne permet d’affirmer que ce tabou a encore aujourd’hui un effet réel sur les leaders politiques et les citoyens. Ce qui est nécessaire de nos jours, c’est de maintenir, voire renforcer, par tous les moyens possibles, ce tabou, qui existe depuis quatre-vingts ans ans, et, espérons-le, pour toujours. Dans cette époque de « crise nucléaire », il faut revisite Hiroshima et Nagasaki, lieux de mémoire pour l’humanité. A vrai dire, la mémoire n’est pas simplement un dépôt de ce qui s’est passé, mais elle fait revivre le passé comme au présent. Autrement dit, l’essence de la mémoire consiste en la transformation du passé au présent. Mais la mémoire ne se transmet pas automatiquement de génération en génération. Elle est un acte de volonté. Elle ne peut s’effectuer que s’il y a, d’une part, quelqu’un pour la raconter, et d’autre part, quelqu’un pour l’entendre. L’exposition à la Maison du Japon, qui sera suivie par celle de la Fondation des Etats-Unis, veut être, si j’ose dire, un lieu de transmission de cette mémoire. C’est dans ce but que nous organiserons, en parallèle à cette exposition, le 12 septembre prochain, une conférence à la Fondation des Etats-Unis, en invitant deux témoins, toutes les deux de la troisième génération de victimes de la bombe atomique, l’une de Hiroshima et de l’autre de Nagasaki. A cela nous ajouterons le 18 septembre prochain à la Maison des étudiants canadiens le récit d’une témoin de Nagasaki, qui habite ici à Paris.Le mois d’août est spécial pour nous les Japonais. Hiroshima et Nagasaki sont sans doute spéciales pour le monde entier. La transmission de la mémoire de Hiroshima et Nagasaki est, comme je vous l’ai dit, un acte de volonté. Nous sommes libres soit d’y participer, soit d’oublier ce qui s’est passé. Mais personnellement, I hope you’ll join us today And the world will be as oneMerci beaucoup.Le 1er août, 2025Naoki KanayamaDirecteur de la Maison du JaponDirectrice de la Fondation des Etats-UnisMesdames et Messieurs les représentants de l’Ambassade du Japon et des États-Unis, du rectorat Paris Île-de-France et de la Cité internationale universitaire de Paris,Chers collègues à la direction de la Maison du Japon, de la MEC, de la fondationSuisse, de la Maison Heinrich Heine, chers amis,C’est avec un sentiment profond d’émotion et de respect que je me tiens devant vous aujourd’hui, au nom de la Fondation des États-Unis, pour ouvrir cette série d’événements portée par un geste fort de collaboration entre la Maison du Japon et notre maison. Nous avons l’honneur d’inaugurer ensemble un chemin de mémoire et de paix, à l’occasion des 80 ans des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.Ce moment de recueillement, initié ici à la Maison du Japon par cette exposition inaugurale, se prolongera dès le mois de septembre dans la galerie de la Fondation des États-Unis. Il est porteur de sens, dans cette Cité internationale universitaire de Paris qui célèbre aujourd’hui ses cent ans, née d’un rêve un peu fou, celui d’une paix durable entre les peuples, forgée dans les échanges, laculture, la jeunesse, le dialogue.Faire vivre cette mémoire, c’est continuer à croire à cette utopie fondatrice. C’est rappeler qu’en pleine lumière de la connaissance et de la création, la paix est une construction fragile, un acte quotidien, un engagement.Il est encore difficile de trouver les mots pour évoquer ce jour fatidique où tout a basculé, le 6 août 1945, 20e année de l’ère Shōwa. Hiroshima, puis Nagasaki, frappées par un malheur inouï, une tragédie sans précédent dans l’histoire humaine. Le Japon, pays de première grandeur, fut plongé dans les ténèbres, lesflammes, les décombres – une secousse bien plus effroyable que le grand tremblement de terre de 1923.Ce fut le temps du pikadon – éclair et détonation. Une onde de choc physique et morale. Une blessure toujours vive dans les corps et dans les cœurs.L’histoire est là pour le dire, et des voix comme celle de l’écrivain américain John Hersey, dans son ouvrage Hiroshima, en ont porté le récit. Aujourd’hui, c’est son petit-fils, l’artiste américain Cannon Hersey, qui nous proposera de prolonger cette parole à la Fondation des États-Unis avec le projet Future Memory, en collaboration avec le cinéaste et producteur japonais Taku Nishimae.Tous deux seront accueillis à la Fondation des États-Unis en septembre et octobre. À travers des installations, des performances, un concert symbolique par nos artistes en résidence, une conférence-débat animée par Diplo’Cité, des rencontres et un atelier participatif ouvert aux résidents de la Cité et au public, c’est ensemble, avec la Maison du Japon et nos alliances sur le campus, que nous soutiendrons cette démarche artistique, citoyenne et intergénérationnelle, tournée vers la mémoire, la paix et la résilience.La riche programmation culturelle que nous proposerons au grand public s’inscrit dans le cadre du centenaire de la Cité. Elle est construite avec l’Ambassade du Japon et la Maison du Japon, et soutenue par d’autres maisons du campus que je remercie à cette occasion : la Fondation Suisse, la Maison des étudiants canadiens et la Maison Heinrich Heine. Elle vient sceller un pont – non pas de douleur, mais d’écoute, de réconciliation et d’engagement pour les générations à venir.Nous sommes profondément reconnaissants à la Maison du Japon pour avoir initié cette collaboration qui, nous le pressentons, n’en est qu’à ses débuts. Merci pour votre confiance, votre générosité, et pour cette ouverture sincère qui nous unit.En avançant ensemble, nous honorons la mémoire, et nous semons – modestement mais avec foi – les graines d’un futur plus juste, plus lucide, plus humain.Je terminerai par un vœu de paix que j’aimerais que nous gardions dans nos cœurs :平和への願い – Heiwa e no negai –.Merci.Dr. Joan Anfossi-DivolDirectrice de la Fondation des Etats-Unis ******************************************** Cérémonie de clôture du centenaire de la Cité internationale universitaire de Paris La cérémonie de clôture a eu lieu de 17 décembre 2025. Voici quelques photos.Écoutez Fin de l’été et The Cité’s Centenary Song ici.